Smoke, un berger hollandais d’environ quatre ans, avait été retrouvé attaché aux barrières d’un aéroport, abandonné par ses anciens maîtres. Son histoire aurait pu connaître un nouveau départ. Elle s’est achevée dans les locaux de la SPA de Flayosc, dans le Var, où il a été euthanasié sur décision du président de l’association, Jacques-Charles Fombonne.
Une mobilisation massive ignorée
Dès l’annonce de l’euthanasie programmée, une vaste mobilisation s’est mise en place :
- une pétition recueillant près de 75 000 signatures,
- des bénévoles et des militants relayant la cause,
- une manifestation de soutien rassemblant une centaine de personnes,
- et même une offre d’adoption par l’humoriste Rémi Gaillard, qui s’était engagé à prendre Smoke chez lui.
Une procédure judiciaire était en cours pour tenter de suspendre la décision. Mais rien n’a infléchi la position de la direction de la SPA.
La justification de la SPA
Pour Jacques-Charles Fombonne, Smoke représentait un danger : « Nous ne pouvions pas le garder derrière les barreaux toute sa vie, ni prendre le risque pour notre personnel », a-t-il déclaré. Selon lui, l’euthanasie faisait partie des « décisions les plus douloureuses mais aussi les plus nécessaires ».
Des arguments balayés par les défenseurs de Smoke, qui rappelaient que plusieurs solutions alternatives existaient, dont son adoption.
Colère et indignation
La mort de Smoke provoque une onde de choc. Pour beaucoup, cet acte révèle une contradiction insoutenable : une société censée protéger les animaux choisit de mettre fin à la vie de l’un d’eux, malgré une mobilisation massive et des propositions concrètes.
Les réseaux sociaux s’embrasent de colère et d’indignation. Pour les militants, le Président de la SPA « a transformé ses refuges en couloirs de la mort ».
Un symbole douloureux
Smoke restera le symbole d’un combat perdu contre une décision jugée froide, bureaucratique et irréversible. Derrière ce drame, une question demeure : la SPA protège-t-elle encore vraiment les animaux, ou a-t-elle trahi sa mission ?
Rémi Gaillard contre-attaque
Contacté par téléphone, Rémi Gaillard s’interroge sur les circonstances réelles de la mort de Smoke. Selon lui, le chien aurait été tué bien avant l’annonce officielle. Il accuse le président de la SPA de vouloir « étouffer l’affaire ». Et de conclure dans son style habituel : pour lui, Jacques-Charles Fombonne « chie mou » et il promet que le combat ne fait que commencer. Pour Smoke.
Suivre la mobilisation
Pour ceux qui souhaitent suivre la suite des événements autour de l’affaire Smoke et s’informer des prochaines actions, un collectif s’est organisé sur Facebook. Le groupe relaie les prises de parole, les initiatives et les mobilisations à venir.